Philippe Barbarin a transmis un message lu lors des vœux du diocèse de Lyon dimanche en son absence, à la veille de son procès pou non-dénonciation d’agressions sexuelles.

Le cardinal Barbarin a demandé, dimanche 6 janvier au soir, au « seigneur que s’accomplisse le travail de la justice », à la veille de son procès. Il a également demandé « qu’il guérisse (…) le cœur des victimes d’actes de pédophilie », dans un message transmis lors des vœux du diocèse de Lyon.
L’archevêque est accusé d’avoir caché à la justice le passé pédophile d’un prêtre, Bernard Preynat, sur de jeunes scouts entre 1986 et la fin 1991. Il doit comparaître à partir de lundi aux côtés de cinq anciens responsables du diocèse pour non-dénonciation d’agressions sexuelles.
« Pour la première fois je ne viens pas vivre avec vous cet après-midi de joie au milieu de notre fraternité diocésaine. Il m’a semblé plus juste de ne pas prendre part à une manifestation de cette ampleur à la veille de journées graves que je confie à votre prière », a-t-il expliqué dans ce courrier présenté lors de la cérémonie des vœux diocésains.
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Une pensée pour les « victimes d’actes de pédophilie aussi injustes que terribles »
« Demain en effet, avec cinq autres prévenus, nous devons nous présenter au tribunal et je pense plus juste de rester aujourd’hui dans la réserve et le silence », a-t-il justifié. « Demandons au seigneur que s’accomplisse le travail de la justice, demandons lui aussi qu’il guérisse tout ce qui doit l’être, dans le cœur des victimes d’actes de pédophilie aussi injustes que terribles », a encore déclaré le cardinal dans cette lettre lue par son évêque auxiliaire Mgr Emmanuel Gobilliard, abondamment applaudi dans une salle de l’Université catholique de Lyon archi-comble.
Peu avant, en présentant des vœux plus généraux au nom de l’archevêque Barbarin, Mgr Gobilliard avait déjà évoqué le sujet, indiquant que la priorité était donnée aux « petits » mais aussi « victimes » et notamment aux « victimes d’abus sexuels », des « crimes honteux ».
« Le pape nous dit que l’Eglise n’est pas d’abord une hiérarchie, une institution (…) elle est d’abord une famille, un corps et un corps au sein duquel les membres les plus éminents sont les plus pauvres et les plus petits », avait-il aussi expliqué.

Le Monde avec AFP

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