Les jeunes de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont rencontré la presse hier 10 janvier au siège du parti à Ouagadougou pour évoquer la situation nationale, notamment la gestion des tueries de Yirgou et la question sécuritaire. Ils ont annoncé qu’ils prendront part à la marche meeting initiée par le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) prévue demain 12 janvier.

La jeunesse de l’UPC est profondément déçue de la manière dont le président du Faso et son gouvernement gèrent le dossier lié aux tueries de Yirgou. Selon Jean Nacoulma, maire de l’arrondissement N°6 de Ouagadougou et président de l’Union nationale des jeunes de l’UPC, l’intervention du président s’est faite tardivement. « Le président du Faso qui est allé tardivement sur les lieux du drame et sous la pression populaire, a osé demander pardon aux présumés auteurs du massacre », s’est-il indigné, avant de regretter son manque de fermeté dans la condamnation des tueries. « Il n’a pas été ferme, il n’a pas exigé sur place que justice soit rendue. Pire, malgré l’ampleur de ce crime de masse, le gouvernement n’a pas daigné décréter un deuil national », a ajouté le président des jeunes de l’UPC.
Pour protester contre ce qui s’est passé le 1er janvier 2019, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) a appelé à une manifestation le 12 janvier à Ouagadougou et à Dori. La jeunesse de l’UPC, qui estime que l’Etat a une part de responsabilité dans ce drame, a annoncé qu’elle prendra part à cette marche-meeting.
Les tueries perpétrées par les Koglwéogos font suite à une attaque terroriste qui a fait (six) 6 morts dont le chef du village et ses enfants. Pour la jeunesse de l’UPC « ce type d’attaques, commises par des individus armés non identifiés tend à devenir des faits banals dans notre pays. Le pays est rongé par l’hydre terroriste. Après chaque attaque, pas d’enquête concluante. Dans ces conditions, des individus mus par l’ignorance et animés par l’esprit de vengeance sont tentés de fabriquer des ennemis », déplore la jeunesse de l’UPC, qui appelle le gouvernement à assurer la sécurité de Burkinabè.
Sur la situation sécuritaire globale et des groupes d’autodéfense appelé Koglwéogos, les jeunes ont fait savoir qu’ils ne sont pas contre ces derniers dès lors qu’ils respectent la loi et qu’ils sont pour la population. Ils estiment toutefois que les attaques à répétition montrent bien que "l’Etat a failli à sa mission de sécuriser les Burkinabè".

Frédéric Tianhoun
Kaceto.net

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