Le gouvernement burkinabè et les syndicats de l’éducation se sont entendus vendredi, pour la rédaction du statut valorisant de l’enseignant, mais la levée ou non du sit-in, en cours depuis une semaine, n’a pas été précisée.

« Le conseil des ministres qui s’est tenu le 30 avril dernier a arrêté un certain nombre de mesures que nous sommes tenus de mettre en œuvre », a déclaré le ministre de l’Education nationale Stanislas Ouaro, vendredi soir après la signature du protocole, devant lancer les travaux de rédaction du statut valorisant du corps enseignant le 6 mai pour 21 jours.

Pour le coordonnateur national des syndicats de l’éducation (CNSE), Bonaventure Belem, l’autre étape consistera à faire en sorte que la bonification d’échelon et les indemnités dues pour 2018 soient totalement apurées.

« Pour la bonification d’échelon, nous avons traité environ 19.000 agents sur 100.114 agents potentiellement attendus. Donc, il reste autour de 81.000 agents. Pour les indemnités spécifiques, sur 74.000 agents, 46.000 agents ont bénéficiés et il reste environ 38 à 39% des agents. Pour les indemnités de logement, sur 66.000 agents, 40.000 agents ont bénéficiés », a-t- il expliqué.

Rappelons que le retard dans la mise en œuvre du statut valorisant et d’autres engagements, ont entrainé la semaine dernière, un sit-in illimité dans les écoles de 8h à 11h.

Aux journalistes qui voulaient savoir si le sit-in sera levé ou pas, M. Belem les a invités à suivre « les canaux habituels ».

Agence d’information du Burkina