Le Réseau d’initiatives des journalistes (RIJ) a échangé hier vendredi, dans la soirée sur la nouvelle loi portant code pénal au Burkina Faso, votée par l’Assemblée nationale le 21 juin dernier.

Le RIJ a rencontré les professionnels des médias, les Forces de défense et de sécurité(FDS), les parlementaires, les acteurs de la justice et le public pour leur expliquer les conséquences de la restriction de l’information en cette période d’insécurité au Burkina Faso, suite à l’adoption de la nouvelle loi portant code pénal par le parlement burkinabé.

Selon le représentant du Mouvement burkinabé des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) Daouda Palé, la nouvelle loi portant code pénal remet en cause la liberté d’expression au Burkina Faso.

M. Palé, par ailleurs panéliste, a indiqué que l’intime conviction du juge compte beaucoup en matière de droit pénal et par conséquent ce nouveau texte adopté doit être très « clair » et « précis » de sorte qu’il ne soit soumis à une quelconque interprétation.

« Lorsqu’on veut adopter une norme il doit avoir une certaine adéquation entre les moyens qui seront utilisés et le but recherché », a-t-il soutenu.

Il a souligné que cette rencontre mensuelle du Réseau d’initiatives des journalistes placé sous le thème « nouvelle loi portant code pénal au Burkina : une atteinte à la liberté de presse ? » se veut être une tribune de réflexion sur les mobiles et les conséquences qui ont prévalu à la révision du code pénal dans le traitement de l’information liés aux conflits.

Le gouvernement en adoptant ce nouveau texte, veut mettre à la disposition des praticiens du droit et des justiciables, un code de procédure pénale actualisé et moderne pour une justice plus crédible, plus équitable, plus accessible et plus efficace dans la lutte contre toutes les formes de délinquance dans notre pays.

Selon la coordinatrice du RIJ, Romaine Bakouan Zidouemba, la nouvelle loi portant code pénal aura un impact sur le travail des journalistes.

D’après elle, son réseau a réuni les hommes et femmes de médias et les analystes pour décrypter la nouvelle réglementation au Burkina Faso.

En croire Mme Bakouan, la crainte du RIJ est que cette loi ne facilite pas le travail des « ouvriers de la plume » sur le terrain.

« C’est vrai, il y a cette notion de responsabilité sociale du journaliste mais est-ce qu’il faut voter une loi qui va priver le journaliste de la couverture en direct de certains événements ? », s’interroge-t-elle.

En rappel, c’est le 21 juin 2019 que l’Assemblée nationale a adopté la loi portant code de procédure pénale au Burkina Faso.

Agence d’information du Burkina

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