Dans un secteur à forte valeur ajoutée comme celui de la restauration, la bataille fait rage entre d’une part les grandes tables qui affichent des prix élevés et d’autre part, le secteur informel qui a toujours la préférence de la majorité de la population burkinabè.

Lentement mais sûrement, le marché de la restauration au Burkina Faso se conjugue au temps de la concurrence. En effet, un peu partout, les entreprises (petites et grandes) fleurissent et proposent à leur clientèle une diversité de mets au choix : burkinabè, ivoiriens, sénégalais, togolais, français…
Ces nouvelles enseignes ont une particularité : leurs prix sont légèrement au-dessus de ceux pratiqués au niveau de la restauration de rue, tant prisée par les Burkinabè, puisque près de 8 personnes sur dix en moyenne y ont recours selon des chiffres officiels : 500 FCFA en moyenne pour un plat de riz ou de haricot (benga) avec des options allant de 200 à 300 FCFA en sus pour certains menus.
Ailleurs, il faut sans doute compter 3 à 4 fois plus cher pour le même service. De quoi mettre à l’écart une bonne partie de la population qui, elle, préfère se trouver des alternatives budgétaires raisonnables pour pouvoir satisfaire ses besoins alimentaires.

L’épineuse question des ressources financières

Dans certains kiosques à café mais aussi dans les gargotes de la capitale et des villes de province, c’est la ruée vers les plats au coût accessible, aux heures de pointe. En cela, on peut dire que les prix pratiqués, généralement entre 100 et 300 FCFA sont attractifs. Avec il est vrai, la qualité du service en moins.
Oui peut-être, mais au « resto du peuple », l’objectif premier c’est d’abord et avant toute chose de se remplir le ventre. Surtout après une journée de dur labeur passée à courir après la pitance quotidienne.
En cela, l’on peut dire que ce secteur de la restauration a encore de beaux jours devant lui. Surtout au regard des dernières statistiques officielles qui montrent clairement un accroissement de la pauvreté. Celle-ci touche désormais plus de la moitié de la population burkinabè, soit près de 10 millions de personnes, dont une bonne partie se trouve en situation d’insécurité alimentaire plus ou moins chronique.

Juvénal Somé
Kaceto.net

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