Un peu moins de 24 heures après l’attaque terroriste hier 19 août contre le détachement militaire de Koutougou dans le Soum, et après avoir présidé ce matin un conseil de défense, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a livré un message à l’opinion nationale et internationale aux Burkinabè. "Le Burkina Faso ne cédera pas une partie du territoire, dussions-nous, tous, y laisser notre vie" écrit-il.

« Le 19 août est une tâche noire dans la vie de notre armée nationale. Car, c’est la première fois que nous avons eu le plus important nombre de victimes, lors de l’attaque de la caserne de Koutougou.
Le bilan que nous pouvons faire à ce jour, est de 24 morts, 7 blessés, et 5 soldats portés disparus. C’est un bilan qui est lourd, c’est un bilan qui nous interpelle, c’est un bilan qui nous attriste aussi bien au niveau du peuple burkinabè de façon générale, qu’au niveau du gouvernement en particulier.
Je voudrais à ce stade saluer et présenter mes sincères condoléances à toutes les familles des disparus. Je voudrais également saluer le martyr de ces hommes, qui se sont battus dans le cadre de la défense de la patrie.
La guerre contre le terrorisme est une guerre de longue haleine. Et dans cette guerre, nous gagnerons des batailles, nous en perdrons, mais ce qui est important, c’est que nous puissions gagner la guerre.
C’est pourquoi, je voudrais saluer l’engagement de nos Forces de défense et de sécurité, dans ce combat difficile, et dire que nous sommes de cœur avec elles. Il est vrai que c’est une question qui nous touche émotionnellement, mais au-delà de l’émotion, ce qui est important, c’est que nous devons réaffirmer notre solidarité, notre accompagnement, notre soutien, aux Forces de défense et de sécurité.
Je voudrais demander à l’ensemble du peuple burkinabè de se tenir toujours débout, le combat est devant. Le Burkina Faso ne cédera pas une partie du territoire, dussions-nous, tous, y laisser notre vie. C’est un combat qui est noble, nous devons y mettre notre fibre patriotique, nous devons nous situer au dessus des émotions, pour savoir que la seule chose qui vaille la peine d’être défendue aujourd’hui, c’est le Burkina Faso et ses populations ».

Roch Marc Christian Kaboré,
Président du Faso.

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