La Coalition des syndicats libres et indépendants a accusé jeudi, l’Unité d’action syndicale (UAS) de poursuivre « des intérêts inavoués et inavouables », en voulant organiser la contestée marche-meeting du 16 septembre.

« Nous demandons à nos militants et à tous les travailleurs de se démarquer de toutes les actions prévues le 16 septembre par un soit disant UAS », a lancé le porte-parole de la Coalition des syndicats libres et indépendants, Olivier Guy Ouédraogo.

M. Ouédraogo qui s’exprimait jeudi devant les journalistes, a soutenu que la journée de protestation « n’est nullement pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs, mais pour des intérêts inavoués et inavouables ».

Il a poursuivi en indiquant que lors d’une rencontre, tenue le 19 août dernier, le président du mouvement burkinabé des droits de l’homme et des peuples ( MBDHP) Chrysogome Zougmoré, entouré de certaines Organisations de la société civile (OSC) et des syndicats du collectif Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGTB), ont décidé de la rédaction d’une plateforme revendicative commune.

Il a aussi noté qu’ils ont découvert par « leurs enquêtes que le préavis de grève adressé aux travailleurs, était en réalité une plateforme revendicative signée frauduleusement par l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ), toute chose qui va à l’encontre des principes de fonctionnement de l’UAS ».

Le secrétaire général de la Confédération syndicale burkinabè (CSB) a expliqué que l’absence des revendications de l’UAS dans la plateforme revendicative, a amené la coalition a refusé de l’avaliser car elle n’avait « que pour objectif d’exploiter la tragédie que vit le peuple par l’action des forces obscurantistes et criminelles ».

En rappel, le 16 septembre prochain, des syndicats membres et non membres de l’UAS ainsi que des OSC entendent tenir une marche-meeting pour exiger du gouvernement, « des réponses face aux problèmes sécuritaires, la violation des libertés démocratiques et syndicales, le pillage des ressources et le non-respect des engagements du gouvernement vis-à-vis des partenaires sociaux. »

Le gouvernement a refusé de recevoir le préavis de grève, estimant que les délais n’ont pas été respectés.

Mais l’UAS qui soutient agir dans la légitimité et la légalité, a maintenu sa marche de protestation.

Notons que depuis années, les syndicats libres et l’UAS ont eu des divergences dans leur dialogue avec le gouvernement.

Agence d’Information du Burkina

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