En marge de la commémoration du 59e anniversaire de l’accession du Burkina Faso à l’indépendance, ce mercredi 11 décembre 2019, les acteurs de la région de l’Est se sont retrouvés à Fada N’Gourma pour sacrifier à la tradition. Cette année, les parades militaires ont manqué à la fête.

« Je vous engage à développer des actions de résilience en appui aux opérations militaires sur le terrain pour faire de nos villages et hameaux de culture des forteresses infranchissables ».

Ainsi, s’est adressé, le mercredi 11 décembre 2019, à Fada N’Gourma, le gouverneur de la région de l’Est, le colonel Saïdou Toussaint Prosper Sanou, aux populations de sa circonscription administrative à la faveur de la commémoration, à l’échelle régionale, du 59e anniversaire de l’accession du Burkina Faso à la souveraineté nationale.

C’est un appel de l’autorité administrative à faire bloc contre l’hydre terroriste qui a pour corolaire l’exode massif, la fermeture d’écoles, les assassinats ciblés, les enlèvements etc.

Il a indiqué que le phénomène a impacté négativement les actions de développement du gouvernement dans la région.

En témoigne, selon lui, un bilan mitigé du Plan national de développement économique et social (PNDES), avec des taux d’exécutions physique et financière, respectivement, de 17,67% et de 12,74%.

En clair, pour le colonel Sanou, chaque Burkinabè, quelle que soit son appartenance ethnique, politique et religieuse, doit être acteur de la lutte contre l’extrémisme violent.

Par ailleurs, il a paraphrasé le président du Faso, Rock Marc Christian Kaboré, en rappelant la nécessité de restaurer l’autorité de l’Etat et de bannir la stigmatisation de l’autre en combattant toute forme de replis identitaires et de discrimination fondée sur le genre, l’ethnie, la religion et la région.

Pour le gouverneur de la région de l’Est, cet évènement, célébré sous le thème : « Cent ans de la création du Burkina Faso : devoir de mémoire et engagement patriotique en vue de la consolidation de l’Etat nation », a été l’occasion de saluer l’œuvre des devanciers, mais aussi de reconnaitre le mérite des « valeureux » fils de la nation à travers des distinctions honorifiques de plusieurs natures.

Ainsi, ils étaient quatre-vingt acteurs, issus des collectivités locales et de l’administration publique et privée, à recevoir, chacun, une médaille.

Cette année, les parades militaires qui agrémentaient autrefois les cérémonies du « 11 décembre » dans la région de l’Est, ont manqué à la fête.

Le choix de ce format, selon le colonel Sanou s’explique par la situation sécuritaire marquée par des attaques terroristes au lourd bilan humain et socio-économique.

Agence d’information du Burkina

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