La Cour des comptes a déploré vendredi, le montant total des restes à recouvrer sur l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2016 se chiffrant à environ 58 milliards 631 millions 781 mille 619 FCFA.

Selon le premier président de la Cour des comptes, Jean Emile Somda, le rapport sur l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2016, fait ressortir des restes à recouvrer sur des recettes qui, de par leur nature, font normalement l’objet de paiement spontané dès la déclaration par les redevables.

« Le montant total des restes à recouvrer sur ces recettes perçues spontanément à la déclaration est de cinquante-huit milliards six cent trente un millions sept cent quatre-vingt et un mille six cent dix-neuf (58 631 781 619) F FCFA », a- t-il regretté vendredi à Ouagadougou, devant les journalistes.

Somda qui s’exprimait lors d’une conférence de presse sur la présentation du rapport de 2018 de sa juridiction, a noté une baisse continue du taux de recouvrement des recettes fiscales qui est de 59,81% contre 61,59% en 2015 et 65, 40% en 2014.
« Les restes à recouvrer sur exercice antérieur sont importants et certaines catégories d’impôts telles les BIC, la TVA intérieure et l’IRVM présentent des taux de recouvrement très faibles nonobstant leur caractère certain, liquide et exigible qui concerne le contrôle des opérations de l’Etat », a-t-il confié.

Il a expliqué que le rapport sur l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2016, produit par le ministère en charge des Finances, ne fait ressortir aucune information sur le financement du déficit budgétaire.

De son avis, les comptes d’affectation spéciale dégagent, de manière structurelle, des soldes importants dus au faible niveau d’exécution des dépenses.

Au niveau du contrôle des opérations des collectivités territoriales, le premier responsable de la Cour des comptes a noté, entre autres, la non formalisation des postes de travail, la mauvaise tenue des registres de délibération, le retard dans le traitement des salaires.

Jean Emile Somda, s’est appesanti sur l’irrégularité de l’exécution des marchés, la non application des recommandations antérieures formulées sur l’organisation et le fonctionnement de la commune urbaine de Réo, etc.

Au sujet du contrôle des entreprises publiques, il a relevé entre autres l’absence d’un organisme conforme à la réglementation, la perception des doubles salaires par certains agents, la non production de rapport de mission à l’intérieur du pays.

Il a aussi fait cas du faible niveau de décaissement et de consommation du financement, de la mauvaise tenue des dossiers individuels du personnel, du paiement d’indemnités indues.

Le premier président de la Cour des comptes a enfin expliqué que toutes les observations et recommandations ont été consignées dans le rapport 2018 de sa juridiction dans le but d’améliorer la gouvernance des finances publiques au Burkina Faso.

Agence d’information du Burkina

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