Les choses ne s’arrangent manifestement pas entre le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré et le syndicat "Union nationale police" sur la gestion des ressources humaines dans le département en charge de la sécurité de notre pays.
La grève illimitée à laquelle appelle le syndicat à partir du 4 février 2020 en est la parfaite illustration. Une situation bien dommage surtout dans le contexte sécuritaire actuel où les toutes les forces devraient être mobilisées au maximum pour combattre les terroristes et apporter la sécurité aux populations civiles.

Chers policières et policiers, population du Burkina Faso

Malgré les multiples interpellerons et appels à résoudre les problèmes récurrents de la police, l’UNAPOl ainsi que l’ensemble des policiers constatent que le ministère de la sécurité s’illustre par un refus manifeste de prêter une oreille attentive aux préoccupations des policiers. Pire le ministère organise des activités budgétivores inutiles qui n’ont jamais rien apporté à la sécurité des populations comme le CASEM.

Vaillantes populations burkinabè, à ce Jour 30 janvier 2020, la police nationale se retrouve avec cinq (05) Directions Régionales sans directeurs régionaux régulièrement nommés, onze (11) Directions provinciales sans directeurs provinciaux régulièrement nommés, de nombreuses divisions et services vacants. Quel paradoxe dans un contexte sécuritaire nécessitant une bonne organisation opérationnelle. A cela s’ajoute environ 1200 officiers de police se trouvant dans une situation administrative et juridique irrégulière. Pendant ce temps le MSECU se donne le loisir d’organiser un CASEM avec des thèmes ronflants emprunts de populisme sécuritaire.
L’UNAPOL considérant que la sécurité nécessite d’abord une bonne organisation et des ressources humaines motivées et engagées a décidé de ne pas participer à un tel CASEM.
L’UNAPOL et l’ensemble des policiers constatent qu’au niveau du ministère de la sécurité, le ministre et ses collaborateurs sont insensibles aux problèmes des policiers et ont des préoccupations hors du ministère de la sécurité et de la sécurité des populations de façon générale.
Fort de ces constats, l’UNAPOL invite l’ensemble des policiers sur toute l’étendue du territoire à se mobiliser à compter du mardi 4 février 2020 pour observer un arrêt de travail dans tous les services de police jusqu’à la résolution définitive du problème de carrière des 1200 officiers de police, au départ du ministre de la sécurité et ses collaborateurs notamment le DRH, le Directeur des marchés publics, le DAF, le DIRCAB, le SG.
L’UNAPOL considère qu’il est difficile d’obtenir une sécurisation optimale de la population avec des premiers responsables du ministère de la sécurité préoccupés par autres choses que les problèmes réels de cette sécurité.

L’UNAPOl s’excuse auprès des populations pour les nombreux désagréments qui s’en suivront.

Pour le policier, l’UNAPOl ne lâche rien !

Le secrétaire Général