Reporter les élections du 22 novembre prochain, à cause des exactions terroristes, reviendrait « à liquider le Burkina Faso sur l’autel de la guerre », a affirmé jeudi l’homme politique Bénéwendé Stanislas Sankara.

« Si on se dit que comme il y a des attaques dans le Sahel (Nord), des incendies à l’Est, on ne va pas aux élections, cela veut dire que nous avons liquidé le Burkina Faso sur l’autel de la guerre (…) et que nous avons capitulé » devant les terroristes, a déclaré Bénéwendé Stanislas Sankara

Le président de l’Union pour la renaissance nationale/Parti sankariste (UNIR/PS, majorité) s’exprimait jeudi lors de la présentation de son « manifeste pour une gouvernance vertueuse ».

« Comment on peut ne pas aller aux élections alors que tous les acteurs (la commission électorale nationale indépendante et le conseil supérieur de la communication) qui entrent dans l’organisation de cette élection sont prêts ? », s’est interrogé le Vice-président de l’Assemblée nationale.

Selon lui, rien ne dit que le chef de l’Etat Roch Kaboré s’est désengagé de sa volonté d’aller aux élections, à moins qu’il ait d’autres mobiles que lui il ignore.

M. Sankara a également ajouté que ceux qui ne veulent pas aller aux élections parce qu’il y a l’insécurité, n’ont qu’à attendre la fin de l’insécurité (terrorisme) pour aller à ‘‘leurs élections’’.

A en croire M. Sankara, aller aux élections prochaines est une manière d’affirmer que « le Burkina Faso ne cèdera pas un millimètre carré à qui que ce soit »

En rappel, le mardi 08 juillet 2020, l’Assemblée nationale a présenté un rapport recommandant le maintien de la présidentielle pour le 22 novembre 2020 et le report des législatives d’une année.

Ces recommandations ont subies le courroux d’une grande partie de l’opinion avant d’être balayées par la classe politique dans son ensemble.

Notons que le Burkina Faso essuie depuis quatre ans, dans plusieurs de ses provinces, des attaques terroristes ayant fait un millier de morts, occasionné le déplacement de près 1 million de personne, alors que deux millions de Burkinabè ont besoin d’une assistance alimentaire.

Agence d’Information du Burkina

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