La première édition du "Marathon Paalga du Grand Ouaga", anciennement "Marathon Ouaga-Laye s’est déroulée hier 7 décembre avec succès dans les artères de la ville de Ouaga. L’ivoiro-burkinabè, Soumaïla Traoré, 27 a franchi le premier la ligne d’arrivée avec un chrono de 2h19 mn

Agitation inhabituelle hier 7 décembre au petit matin devant le siège du journal L’Observateur Paalga. Le soleil n’est pas encore sorti de son lit. Par petites
groupes, des sportifs discutent pendant que les membres du comité du Marathon Paalga du Grand Ouaga font les derniers réglages. Les minutes s’égrainent et dans peu de temps, le top départ de cette course lancée en 2008 par le doyen des quotidien burkinabè sera donné. Le PCA de Planor Afrique et parrain du marathon, Apollinaire Compaoré vient d’arriver. Il porte un ensemble sportif couleur bleue et des baskets. Il est accueilli par le président du comité d’organisation, par ailleurs rédacteur en chef du journal, Ousséni Ilboudo qui conduit son hôte dans une salle où s’y trouvent déjà le directeur de publication du journal Edouard Ouédraogo et le président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) Simon Compaoré.


Dans la cour du Canard, des retardataires prennent possession de leur maillot, pendant que d’autres sont à table pour le petit-déjeuner ou font des exercices d’échauffement. La foule commence à grossir. Le maire de la commune de Ouaga, Armand Roland Pierre Béouidé, co-organisateur de la compétition est aussi là, en tenue de sport, casquette vissée sur la tête.
Il est à présent 6 heures passées d’une dizaine de minutes. Le MC chauffe l’ambiance. Les officiels qui étaient en concertation, prennent position sur la ligne de départ : Edouard Ouédraogo, Apollinaire Compaoré, Simon Compaoré, Armand Roland Pierre Béouindé et ses deux premiers adjoints, Moussa Belem et Moustapha Semdé. Du moins, pour un faux départ. Un trot d’une vingtaine de mètres, mais assez long pour que s’opère très vite une décantation entre ces concurrents de prestige. Le public connaisseur apprécie particulièrement la foulée "simonienne", avec un balancement de bras qui pourrait inspirer les sportifs du dimanche.
Place maintenant à la grande explication. Les athlètes se mettent place, prêts à se lancer sur le bitume de Ouaga. La police, les sapeurs pompiers, les services de secours et les journalistes également. Il est environ 6h32 mn quand le parrain Apollinaire Compoaré donne le coup de pistolet de départ. C’est parti pour 42 km à travers les rues de la capitale. Les compétiteurs le savent : il ne faut pas rater le départ, même sur une longue distance. La concurrence est serrée. Après trente minutes de course, les favoris se détachent du lot. A 10 kms de l’arrivée, trois venant de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de l’Ethiopie mènent la course. Ils ne seront plus rejoints jusqu’à la ligne d’arrivée. Dans les 5 derniers km, on le sait, c’est plus le mental qui la fait la différence que la fraîcheur physique. Dans cette concurrence psychologique, c’est l’ivoiro-Burkinabè Soumaila Traoré- sa mère étant une Burkinabè de Djibo- qui a eu raison de ses compagnons de route. Il franchit la ligne d’arrivée en 2h19 mn sous les applaudissements du nombreux public sorti pour l’occasion. Il bat ainsi le record qui était d’1h 31mn, devant l’Ethiopien Malane Haimanot et le Ghanéen Malik Yakubu.


Chez les dames, c’est Zeytuna Mude qui a franchi la première la ligne d’arrivée.
En vérité, la victoire de Soumaïla Traoré est loin d’être un fait du hasard. Il a minutieusement préparé le rendez-vous de Ouaga en effectuant un stage de plusieurs jours au Kenya. Revenu en Côte d’Ivoire, il a remporté un semi-marathon à Abidjan il y a environ deux semaines. "Pour moi, c’était toujours pour me préparer à la course de Ouaga que je voulais absolument gagner" a t-il confié.
De 329 athlètes au départ, seulement 101 dont 8 femmes qui sont allés jusqu’au bout dans le temps réglementaire. Le premier Burkinabè classé 12è est Emile Bonkoungou, professeur de sport dans le Kénédougou avec un chrono de 2h 58 mn 25s.
Selon le président du comité d’organisation, Ousséni Ilboudo, la course, co-organisée avec la mairie de Ouagadougou s’est bien déroulée sans incident majeur. A part ceux qui ont été victimes de crampes ou de blessures légères, les services de secours n’ont pas été très sollicités.
Dans la soirée, les athlètes ont été récompensés dans le jardin de l’hôtel de ville, en présence du maire de la capitale, Armand Béouindé, du patron de l’Observateur Edouard Ouédraogo, du représentant du parrain, du président du conseil régional du Centre et les représentants des sponsors. Soumaïla Traoré a reçu 3 000 000 FCFA ; Malané Haimanot, Ethiopi, 1 500 000 F CFA ; Malik Yakubu, Ghana, 750 000 F CFA ; Lablaq Khalid, Maroc, 400 000 F CFA ; Boris Afull, Ghana : 300 000 F CFA.
Au final, les trois (3) premières femmes et les 20 premiers à l’arrivée ont tous été récompensés.

Dans son discours, le maire Béouindé s’est réjoui que les palmarès des éditions passées aient été battues et, ce qui "nous conforte dans notre volonté d’inscrire le Marathon Paalga du Grand Ouaga sur la liste des grands marathons mondiaux".
Rendez-vous l’année prochaine pour la deuxième édition du Marathon Paalga du Grand Ouaga dont l’organisation sera présidée par la mairie de Ouaga.

Dominique Koné
Kaceto.net

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