Les autorités de la province du Kadiogo envisageaient mercredi, de redéployer vers des sites respectueux de « la dignité humaine », le millier de déplacés arrivés ces derniers jours à Ouagadougou, à cause de la dégradation de la situation sécuritaire dans le nord du Burkina Faso.

Les autorités de la province du Kadiogo envisageaient mercredi, de redéployer vers des sites respectueux de « la dignité humaine », le millier de déplacés arrivés ces derniers jours à Ouagadougou, à cause de la dégradation de la situation sécuritaire dans le nord du Burkina Faso.

« Nous avons arrêté ensemble de mettre un dispositif pour éviter qu’il ait un très grand afflux dans la province du Kadiogo, vu qu’au niveau national, des sites sont déjà identifiés pour héberger ceux qui se déplacent à cause des actions terroristes », a affirmé mercredi le Haut-commissaire de la province du Kadiogo Boureima Sawadogo.

M. Sawadogo venait de présider avec le maire de Ouagadougou Armand Beouindé et d’autres responsables provinciaux et communaux, une réunion d’urgence du Comité provincial de secours d’urgence et de réhabilitation (COPROSUR).

La rencontre portait sur l’arrivée massive et continue ces derniers jours, à Ouagadougou, de centaines de personnes fuyant les exactions terroristes dans le Nord du Burkina Faso.

Selon le Haut-commissaire, « on va essayer de mettre des dispositifs au niveau des portes d’entrée pour sensibiliser ceux qui viendraient à arriver pour leur faire part que des sites existent », notamment ceux de Barsalgho et de Foubé dans le Centre-nord.

Boureima Sawadogo a recommandé qu’on fasse un recensement exhaustif de ceux qui sont déjà là et que l’Action sociale qui est en train de veiller sur eux, les sensibilise afin qu’ils acceptent de rejoindre les sites identifiés.

Pour la Directrice provinciale du Kadiogo en charge de l’Action humanitaire, la réorientation vers des sites comme Barsalgho et Foubé, va permettre de prendre en compte de façon « adéquate », les questions sanitaire, hygiénique, alimentaire et d’assainissement des déplacés.

« Mais les maintenir à Ouagadougou en sous-groupes, ne vas pas favoriser une prise charge de qualité. Pour nous, la valeur humaine n’a pas de prix. C’est en ce sens qu’il faut faire en sorte pour que nos compatriotes puissent avoir la protection et la dignité qui siéent à leur situation », a-t-elle ajouté.

Le 1er Adjoint au maire de Ouagadougou, Moussa Belem a réaffirmé l’engagement de sa commune à accompagner le ministère en charge de l’Action humanitaire pour faciliter le redéploiement.

« Mais il y en a qui ont des parents et qui pensent qu’ils peuvent rester dans la ville de Ouagadougou. Il n’y a pas de souci à ce niveau, sauf qu’ils ne seront pas pris en charge », a-t-il poursuivi.

En attendant le déclenchement du redéploiement, Boureima Sawadogo a indiqué qu’il allait d’abord soumettre un projet d’arrêté aux membres du COPRESUR, afin de recueillir les correctifs nécessaires avant de requérir l’avis de sa hiérarchie.

Agence d’information du Burkina

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