Soixante onze (71) associations de femmes se sont réunies le 08 octobre 2019 dans l’arrondissement 7 de Ouagadougou pour dire le ras-le-bol aux acteurs du secteur de la santé qui sont depuis un bon bout de temps en grève sur toute l’étendue du territoire. Une grève qui a occasionné assez de perte en vies humaines

« Nous les femmes, nous ne sommes pas du tout contentes du comportement des agents de santé », a déclaré la coordinatrice des associations, Adja Awa Sawadogo. Selon elle, depuis le début de cette grève, ce sont « des milliers de Bburkinabè qui ont perdu la vie, et ce n’est pas bien. Lorsque vous faites un tour à l’hôpital, vous voyez des gens mourir, faute de soins. Des femmes enceintes meurent parce qu’elles n’ont pas de soins. Ce n’est pas bien pour l’image du pays », a-t-elle confié.
Les 71 associations implorent les acteurs de la santé à avoir le sens du patriotisme en mettant fin "ces morts à répétition, au nom de Dieu, des femmes qui sont leurs mères, du Mogho Naaba, de tous les chefs coutumiers et des enfants".
Très remontée contre les professionnels de la santé, Adja Awa Sawadogo les supplie de penser aux "femmes qui meurent avec leurs bébés par faute de soins" alors qu’elles n’ont rien à voir dans cette affaire de bagarre entre les médecins et le gouvernement.


Même niveau de colère et d’indignation chez Alima Bagagnan, militante de l’association Relwendé de Boassa.
Les membres des 71 associations ont lancé un appel à tous les syndicats pour qu’ils cessent leur grève et se "mettent derrière le président du Faso pour que tous en ensemble, nous développons notre pays et construire un Burkina meilleur".

Frédéric Tianhoun
kaceto.net

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